> Patrimoine > Quartiers d'antan > 10. L'entrée de Port-Mort au XVIIe siècle
N°10 : L'entrée de Port-Mort au XVIIe [JPM N° 49-01/10]
Une découverte à la Bibliothèque Nationale de France, nous permet de compléter le numéro 1 de la rubrique « Votre quartier d'antan » paru dans l'édition de janvier 2005 du JPM.
Cette trouvaille est un dessin de 11,7 cm x 17,4 cm à la mine de plomb datant du début du XVIIIe siècle, représente l?entrée du village de Port-Mort. Cette gravure fut achetée par la B.N.F. en 1893 avec la collection de plus de 3 500 dessins d'architectures normandes collectés tout au long de sa vie par M. Destailleur (1822-1893), architecte de son état.
Le dessin a été réalisé sur le chemin de l'église à Vernon, chemin disparu depuis : il coupait la pièce de terre située entre le chemin du Mesnil et la route actuelle de Vernon. Sur cette vue nous pouvons nous apercevoir que les limites des constructions de notre village s'étendaient plus au loin et que cette partie de Port-Mort était plus bâtie que de nos jours. Il est vrai que sur les vieilles cartes de France du XVIe et XVIIe siècle, le village de Pormort était indiqué à cet endroit. Le centre du village actuel était non bâti.
Sur cette vue nous pouvons y découvrir l'ancienne église, le presbytère (existe encore de nos jours, la toiture a perdu deux lucarnes) et sa dépendance, le vicarial, l'ancien clos du cellier pressoir seigneurial, un puit de nos jours toujours là dans le pré de François Lehalleur, ainsi que le mur du cimetière actuellement en réhabilitation.
Tout le reste des constructions, d'ailleurs très typiques, a de nos jours disparu : Les constructions au premier plan durant le
XVIIIe siècle, le clos du cellier vers 1800, l'église en 1880. Il ne nous reste de celle-ci la croix du clocher et une colonne, toutes
deux dans le cimetière, ainsi que quatre vitraux qui ont été reposés sur l'église actuelle. Les ruines du vicarial étaient encore visibles
il y a une vingtaine d'années ; il en subside un tas de pierres sur le terrain.
Nous savons que l'église a été vendue aux enchères après la construction de l'église actuelle. Le presbytère, confisqué à la Révolution, est devenu une demeure d'habitation. Le clos du cellier a peut-être été victime de la révolution, celui-ci représentant un droit seigneurial de l'ancien régime : « le droit de pressoir ». Reste à découvrir le pourquoi de la disparition des toutes les autres bâtisses au cours du XVIIIe siècle. Tout ce nous savons, c'est qu'elles étaient construites sur des terres appartenant à la seigneurie de Port-Mort et que le hameau ainsi constitué s'appelait « le clos de la ruelle ».
Christian LORDI
Une découverte à la Bibliothèque Nationale de France, nous permet de compléter le numéro 1 de la rubrique « Votre quartier d'antan » paru dans l'édition de janvier 2005 du JPM.
Cette trouvaille est un dessin de 11,7 cm x 17,4 cm à la mine de plomb datant du début du XVIIIe siècle, représente l?entrée du village de Port-Mort. Cette gravure fut achetée par la B.N.F. en 1893 avec la collection de plus de 3 500 dessins d'architectures normandes collectés tout au long de sa vie par M. Destailleur (1822-1893), architecte de son état.
Le dessin a été réalisé sur le chemin de l'église à Vernon, chemin disparu depuis : il coupait la pièce de terre située entre le chemin du Mesnil et la route actuelle de Vernon. Sur cette vue nous pouvons nous apercevoir que les limites des constructions de notre village s'étendaient plus au loin et que cette partie de Port-Mort était plus bâtie que de nos jours. Il est vrai que sur les vieilles cartes de France du XVIe et XVIIe siècle, le village de Pormort était indiqué à cet endroit. Le centre du village actuel était non bâti.
Sur cette vue nous pouvons y découvrir l'ancienne église, le presbytère (existe encore de nos jours, la toiture a perdu deux lucarnes) et sa dépendance, le vicarial, l'ancien clos du cellier pressoir seigneurial, un puit de nos jours toujours là dans le pré de François Lehalleur, ainsi que le mur du cimetière actuellement en réhabilitation.
Tout le reste des constructions, d'ailleurs très typiques, a de nos jours disparu : Les constructions au premier plan durant le
XVIIIe siècle, le clos du cellier vers 1800, l'église en 1880. Il ne nous reste de celle-ci la croix du clocher et une colonne, toutes
deux dans le cimetière, ainsi que quatre vitraux qui ont été reposés sur l'église actuelle. Les ruines du vicarial étaient encore visibles
il y a une vingtaine d'années ; il en subside un tas de pierres sur le terrain.
Nous savons que l'église a été vendue aux enchères après la construction de l'église actuelle. Le presbytère, confisqué à la Révolution, est devenu une demeure d'habitation. Le clos du cellier a peut-être été victime de la révolution, celui-ci représentant un droit seigneurial de l'ancien régime : « le droit de pressoir ». Reste à découvrir le pourquoi de la disparition des toutes les autres bâtisses au cours du XVIIIe siècle. Tout ce nous savons, c'est qu'elles étaient construites sur des terres appartenant à la seigneurie de Port-Mort et que le hameau ainsi constitué s'appelait « le clos de la ruelle ».
Christian LORDI
